... pour la famille et les amis de nous.
Dernier article sur Madagascar, l'envers du décors, c'est-à-dire ce qu'il y a derrière l'appareil photo, NOUS.
Et là nous sommes devant l'objectif de Flo, photographe compulsive au regard acéré, qui nous a littérallement mitraillé pendant ce voyage, et on l'en remercie car les photos sont magnifique...ment révélatrices.
Donc voilà chère famille, chers amis, chers potes, chères lectrices, et chers lecteurs, un diaporama sur nous, avec
nous, et rien que nous, enfin presque ! C'est en quelque sorte notre cadeau de noël en ce 25 décembre 2010. Ne nous remerciez pas, c'est normal, ça nous fait plaisir, si si, on
insiste.
Cet article, imposé par Flo et par certaines personnes qui râlent de ne pas nous voir assez souvent en photo, est un article
programmé. A l'heure où vous le lisez, nous nous trouvons, si tout va bien, entre Okaukuejo et Namutoni en Namibie, sans doute sur une piste poussiéreuse dans le parc d'Etosha.
Alors Joyeux Noël à tout le monde et bonnes fêtes de fin d'année ! (Comment ça je peux pas sortir faire pipi ! Mais non, ya pas de lion, .... C'est quoi ce bruit, hein ?)
Bonnes fêtes à tous, et portez-vous bien. On reprend contact d'ici quelques jours... On vous embrasse très fort.
... de Mangily.
On a déjà écrit des articles sur les baobabs de Mayotte et de Madagascar, ces arbres vénérables, surnommés aussi "arbres pharmacie".
A Mangily, dans le sud de Madagascar près de Tuléar, il y a une forêt féerique de baobabs millénaires.
Les habitants la protègent et essayent de la préserver au maximum des brûlis.
La visite se fait d'ailleurs avec un guide, en charrette à zébus.
On peut y voir les différentes espèces de baobabs de l'île,
et on se sent forcément tout petit à côté de ces géants d' "acier".
Vraiment tout petit !
Un des jeux consiste, si vous n'avez pas peur du vertige,
à les escalader ! Des marches sont creusées dans le tronc spongieux, et de là-haut, on voit la mer.
Land ho ! Allez Gégé, tu y es presque !
... système D pour échapper à la misère.
Madagascar, c'est l'île de la débrouille, du plan B voire du plan Z quand tous les autres avant n'ont rien donné.
Les Malgaches sont doués de leurs mains et ils ont du goût. Ce sont les Mac-Gyver de la réparation. Avec un chewing-gum et un cure-dents, ils font rouler un train.
Partout où vous allez, vous les voyez travailler sans relâche, souvent pour un salaire de misère. Car il est bien question de cela, de la misère, et de tout faire pour en sortir, pour ne pas crever de faim.
On reçoit à chaque instant des leçons de savoir-vivre, nous, occidentaux privilégiés qui n'avons jamais connu la survie. Des leçons d'humilité et d'humanité.
Des leçons que n'entendent pas tous ces malades qui viennent profiter de cette misère pour assouvir leurs besoins sexuels et sadiques auprès des jeunes filles et garçons malgaches... Mais c'est une autre histoire, une autre Madagascar, sombre, abjecte, et terriblement réelle. Ce n'est pas le sujet de cet article, c'est le côté négatif de nos voyages dans ces pays où la pauvreté règne sur des ombres aux yeux voilés. Aucun rêve là-dedans, pour personne. Je m'énerve, je m'égare, ...
Le travail à Madagascar, donc. On le rencontre sur plusieurs aspects, le plus souvent manuels, physiques et durs.
Ce que l'on a vu le plus souvent, ce sont ces longues rangées de briques, empilées les unes sur les autres,
ou cuites dans ces fours de terre. On fabrique des briques, des briques, et encore des briques.
On cultive aussi, surtout le riz. Des hommes retournent la terre des rizières à l'aide de bêches,
ou la labourent avec l'aide des zébus.
Les femmes, elles, repiquent le riz en chantant, du matin jusqu'au soir.
On a croisé aussi beaucoup d'orpailleurs, à qui la fièvre de l'or fait souvent perdre la tête,
la santé, et les illusions.
Il en est de même pour ces chercheurs de pierres précieuses.
On l'a souvent dit dans les articles, les Malgaches sont très forts dans le travail du bois et la marqueterie.
Très forts et surtout très patients. Leur artisanat est tout simplement magnifique, et certains objets sont des oeuvres d'art.
Ils ont très forts aussi dans le travail des métaux, pour confectionner des outils par exemple ou diverses pièces mécaniques. Leur réputation de mécanos hors-pair n'est plus à faire. Il n'y a qu'à voir les compteurs des 4L ou des 404, qui affichent souvent 200 000 kilomètres (si ce n'est pas le double ou le triple), avec très peu de pièces d'origine. Les voitures, ici, ont gagné leur immortalité.
Ce n'est pas Gégé qui me contredira, lui qui
est tombé en admiration devant des arrosoirs en bidons recyclés, du goût et du talent.
A tous ces métiers s'ajoutent, les casseurs de cailloux, les taximen, les pusy-pusy, les brochettis de bord de route, les guides, les vendeurs ambulants, les marchands de cacahuètes, les bijoutiers, les fabriquants de papiers, ...
Autre travail, plus intellectuel, plus scolaire, qui constitue l'avenir de Madagascar : le tableau noir.
Rares sont ces enfants qui ont la chance d'aller à l'école. Les parents préfèrent les envoyer aux champs, mendier, ou vendre des "souvenirs" aux touristes qui, sans le savoir, entretiennent ce cercle vicieux.
70 élèves par classe, pas ou peu de matériels, mais une volonté d'apprendre et une réelle joie d'être à l'école, histoire d'enrayer cette misère galopante.
Vive l'école gratuite, obligatoire, et laïque !
... le Colorado malgache.
Le parc national de l'Isalo (prononcé Ichal) est un massif de grès sableux, couleur rouille et ocre, qui s'étend sur 82 000 hectares.
Sur la carte de Madagascar, nous sommes au niveau du petit caillou, dans le grand sud.
Sous la protection de la Reine de l'Isalo, nous rentrons dans l'un des plus beaux paysages de Madagascar, sortant tout droit du Jurassique.
On se dirige vers un lieu, ou plutôt un attraction très touristique, la fenêtre de l'Isalo. Nous ne serons pas les seuls ce jour-là, à admirer un magnifique coucher de soleil,
même si sur les photos et dans notre tête, on a l'impression d'être seuls au monde,
seuls à voir l'envol du phénix.
Les paysages secs et arides, les canyons, et cette végétation rase voire parfois inexistante, contrastent
avec le vert éclatant des rizières que nous croisons çà et là.
La visite guidée du canyon des rats et de celui des makis est une pure merveille. Tout est magnifique, tout respire l'Eden,
surtout quand, après 2 heures de marche intensive, nous débouchons sur une piscine naturelle à l'eau translucide ! Le bonheur !
Le massif de l'Isalo, c'est ça ! Un paysage de ruines antiques, avec en son milieu des oasis de verdure,
cachant les plus beaux des joyaux, un autre piscine naturelle, celle du monde oublié.
Devant un tel paysage, on reste sans voix.
Certains même furent pétrifiés par une émotion trop forte,
d'autres ont souri à s'en décrocher la mâchoire,
d'autres encore, comme cet écureuil (moi j'avais plutôt vu un lapin, mais bon, on ne va pas épiloguer pendant dix
ans avec des arguments qui ne tiennent pas la route, sous prétexte que j'ai toujours raison, ce qui s'est souvent vérifié, ... 5 ont vu un écureuil, quel manque d'imagination ! )
tout droit sorti de l'âge de glace, ont été littéralement scotchés devant un tel spectacle.
Vous ne me croyez pas ? Prenez ma place. Si, si venez et contemplez,
une énième beauté majestueuse de la Nature.
Notre Terre vaut encore la peine d'être admirée.
C'est vous qui le dites !