... de Mayotte (PNMM).
Par un décret signé le 18 janvier 2010, le deuxième parc naturel marin français a vu le jour à Mayotte (le premier parc naturel marin étant celui d'Iroise, dans le Finistère, créé en 2007),
la France ayant l'intention de se doter de 10 parcs naturels marins d'ici 2012.
Les bureaux du PNMM ont été inaugurés sur les hauteurs d'Iloni, en début d'année 2011.
Le parc de Mayotte s'étend sur une superficie de 70 000 km2 (dont 195 km de récifs coralliens, et 7 km2 de mangrove). Y sont recensées 750 espèces de poissons, 300 variétés de coraux, 270 espèces d'algues, 22 espèces de mammifères marins (18 espèces de dauphins, 3 espèces de baleines, et le dugong), 2 espèces de tortues marines, 39 espèces de requins et de raies, 500 espèces de mollusques identifiées, ... et 43 espèces d'oiseaux " de mangrove" (contre 26 espèces sur l'ensemble des forêts terrestres).
Le décret de création du parc naturel marin de Mayotte fixe des objectifs très précis, les missions du parc marin :
La création de ce parc naturel marin est réellement une bonne chose pour Mayotte. On espère sincérement qu'il montrera son efficacité, et qu'il aidera à protéger et à valoriser ce patrimoine naturel d'exception, sans faire le jeu des politiques et des élus locaux.
Mayotte a besoin de compétences, de savoirs-faire, et d'implications motivées. C'est un pari sur l'avenir, un pari sur la réelle survie de Mayotte.
Si vous souhaitez d'autres renseignements ou de plus amples information, vous pouvez écrire à l'adresse suivante:
Parc naturel marin de Mayotte
BP 1359
97600 Mamoudzou
Mayotte
... en hiver.
Mayotte et ses baobabs, tellement présents dans le paysage que l'on en oublie presque qu'ils sont imposants et majestueux.
Ces géants peuvent atteindre 20 mètres de hauteur et 7 mètres de diamètre.
Ces grands arbres qui dressent leurs courtes branches tortueuses vers le ciel, et que rien ne semble ébranler, appartiennent
à la famille des Bombacacées.
Certains ont la couleur du fer, d'autres celle de la terre, mais tous semblent sortis d'un conte de fée, ou d'un film de Tim Burton.
Les Mahorais les appellent M'Bouyou.
Le baobab, l'un des arbres les plus magnifiques de Mayotte. Celui que l'on rencontre le plus souvent en se baladant dans la brousse, appartient à l'espèce Adansonia digitata.
Son tronc spongieux constitue un formidable réservoir d'eau, son fruit est comestible, et ses feuilles riches en fer et en
calcium servent de nourriture pour les zébus et autre bétail. Et détail intéressant, ce sont les Roussettes qui sont en charge de la fécondation de ses fleurs.
En Afrique, on le surnomme "l'arbre de vie " ou encore "l'arbre pharmacien " tant son exploitation dans la pharmacopée traditionnelle africaine est totale.
On pourrait aussi l'appeler "l'arbre reposant ". Le contempler face au lagon apaise toutes les tensions.
... qui berce nos soirées.
Pas mal de volatiles passent en vol plané devant notre fenêtre. Outre les mainates, les roussettes, les corbeaux pie, les guêpiers malgaches, et j'en passe, on peut compter maintenant sur la chouette effraie. Elle a la particularité d'être ubiquiste (on la trouve sur tous les continents sauf l'Antarctique), et est très répandue à Mayotte.
Son cri rauque et répétitif, une sorte de "Kraikh" (oui je sais je le fais bien), s'entend dés le soir venu, et dure pratiquement toute la nuit.
Après "une roussette en plein vol", le nouveau défi est de prendre une photo de cette charmante dame... en plein vol. Une autre photo que j'aimerais bien prendre aussi est celle de cette chouette perchée sur un bananier.
Plein de projets en perspective donc ! On est débordé ! D'ailleurs le soir approche, je vais me cacher dans un fourré et pister notre visiteuse nocturne.
... l'or vert.
Premier article olfactif du blog. Pour ceux qui possèdent de l'extra d'Ylang ou qui connaissent déjà Mayotte, ça va être facile. Pour les autres, imaginez une essence fraîche, envoûtante voire enivrante, qui vous titille les naseaux et le cerveau à la tombée du soir.
On a réalisé des petits tas pour vous, afin que vous vous rendiez mieux compte de ce titillement.
Approchez-vous, un peu plus, et humez à pleins poumons cette délicate fragrance.
Ça sent bon, très bon même, et les "Nez" ne s'y sont pas trompés, en commençant par Guerlain.
En cette période de forts alizés, ce parfum se répand un peu partout sur l'île. On ne va pas s'en plaindre.
Vous en voulez encore ? Ok. Ce tas est plus gros, et la bouéni vous autorise à y coller vos narines,
délicatement.
Mais attention à ne pas vous saouler. Nous n'avons pas envie de vous retrouver délirant, les naseaux collés sur votre écran d'ordinateur !
Cet article est à consommer avec modération. Vous pourrez le sentir autant de fois que vous le voulez, l'Ylang est un parfum qui dure. Pas la peine de tout le respirer d'un coup.
D'ailleurs nous déclinons toute responsabilité quant à l'état second dans lequel vous serez plongés après avoir
"lu" cet article.
C'est vous qui le dites !