... entre brousse et mangrove.
Un nouvel article sur Iloni, pour M'Dja et pour tous ceux qui vivent loin de leur village (voir d'ailleurs aussi la catégorie "village").
On commence par une vue d'ensemble du village d'Iloni, avec en
premier plan, son arrière-mangrove, sa mangrove, et enfin sa plage et le lagon.
En quittant la RN2 après Dembéni, et en tournant à gauche, on arrive sur la route de la plage, le dispensaire, le brochetti
de Ma'Karaté, le terrain de foot, et la nouvelle MJC en construction depuis notre arrivée (mais bon, les travaux ont pas mal avancé !). La colline
au-dessus, c'est le lotissement Darine Montjoly, où nous sommes actuellement.
Au bout de la route de la plage, on arrive sur la mangrove d'Iloni (à gauche),
avec des rochers sympas et une magnifique vue sur Petite-Terre ;
et sur la belle plage d'Iloni (à droite), lieu de voulé mais aussi de détente
en famille et de baignades rafraîchissantes à marée haute.
Dans le virage qui mène à cette plage, il y a un "mur" d'expression écrite. C'est en fait un pan de la colline en terre glaise, ou en argile, sur lequel les jeunes et les moins jeunes laissent une trace éphémère de leur passage, éphémère car la roche s'use et s'effrite avec le temps.
(Mister Bob's y avait laissé sa griffe, mais je ne l'ai point retrouvée ! La vent, la
pluie, et le soleil avaient déjà emporté son message aux étoiles.)
Ces "gravures" sur glaise constituent la portée d'entrée, le passage pour accéder à la plage. On a l'impression de descendre
dans un univers protégé, que l'on découvre toujours pour la première fois. C'est ça qui est magique à la Tsanga Iloni.
Demi tour et retour au village, avec une photo d'une ruelle. Il y a beaucoup de ruelles, beaucoup de rues aussi, qui se
croisent et s'entre-croisent.
En ce début d'après-midi, le calme régnait sur les siestes des Iloniens.
... en une nuit.
Samedi, d'étranges plaques bleues étincelantes ont pris possession de certaines rues et ruelles du village : un baptême écrit, en règle,
et rapide.
tout près de la
et de la
qui croise la
et la
(
le débbah est une cérémonie religieuse féminine, rythmée par des chants et des danses.)
pas loin de la
Vous suivez ? Bien.
Quand j'ai demandé à Hibou (un enfant d'Iloni ) s'il savait pourquoi ils avaient nommé les rues par écrit, il m'a répondu très simplement : "C'est pour que le facteur se repère et
qu'il ne se perde pas."
Alors bientôt un numéro pour les maisons, et peut-être même une boîte aux lettres !
Ca enlève évidemment une partie du charme du village, mais on ne peut rien contre le sens pratique, et la marche inaltérable de la modernisation.
Et puis ainsi, plus personne ne " se perdra " ! Enfin on espère.
C'est vous qui le dites !