... de rentrée.
Voilà, l'île tourne à plein régime, tout le monde est rentré ou presque, avec plein de bonnes résolutions.
Vive les bouchons à Mamoudzou et Kawéni, la pluie des mangues, l'accalmie du lagon qui jure un peu avec la frénésie actuelle, et l'odeur de l'Ylang.
Certains nagent encore avec les dauphins, d'autres dans la paperasse, et d'autres encore ont carrément séché devant la SOGEA (pour avoir l'eau potable à la maison), EDM (pour bénéficier de la fée électricité à domicile), ou Orange (pour essayer de communiquer avec l'extérieur).
Tout redémarre à toute berzingue, et, ô joie intense, le rugby a suivi le rythme. Les entraînements ont repris hier dans la
joie et la bonne humeur, on va pouvoir se défouler un peu. Nans ne s'est même pas blessé !
C'est reparti pour une année de folies dans les rues de Mayotte et ailleurs.
On va en profiter un maximum et continuer à vous faire partager nos coups de coeur, de gueule, et de blues.
Ce blog est notre arbre voyageur sur lequel nous écrivons toutes nos cartes postales.
On est bien ici, c'est sûr ! Mais vous, famille, potes, pas potes, et inconnus, on attend de vos nouvelles plus souvent. Ce
n'est pas pour balancer ou pour donner mauvaise conscience, mais certains, voire beaucoup même, exagèrent un chouia dans leur discrétion. Mister Bob's ne me dira pas le contraire.
Voilà ! Ça, c'était un exemple de coup de blues... avant celui du coup de gueule.
... vue par les enfants de Cavani.
On l'a déjà dit, Mayotte est une île démographiquement jeune, très jeune. Il y a des enfants partout, donc beaucoup d'écoles, et beaucoup de classes.
Ces tags réalisés par les enfants de Cavani, un quartier de Mamoudzou, reflètent assez bien la joie des élèves
par rapport à cette école laïque, obligatoire, et gratuite.
Ici, ils aiment l'école, ils aiment apprendre, et sont très demandeurs de tout ce que l'enseignement peut
apporter.
Ces visages peints sur les murs du stade, vous les retrouvez partout dans les rues de Mayotte. Le sourire vient
facilement, et le rire plus naturellement encore, même pour ceux qui n'ont rien.
Ces enfants, c'est la joie et la bonne humeur de l'île. Leur intelligence, leur bon sens, leur simplicité, et leur vision du monde sont autant de bons signes pour l'avenir et l'évolution de Mayotte.
Espérons seulement que le conseil général en a conscience, et qu'il suivra ; et espérons que ces enfants là, en grandissant, ne se laisseront pas avoir par des discours et des promesses vides et déshonorants.
Ce deuxième espoir me semble plus accessible.
C'est vous qui le dites !