... Le renard volant.
En général, la visite des roussettes de Livingston est au programme du village de Ouallah. Mais depuis quelques mois, une colonie d'une dizaine d'individus s'est installée sur les hauteurs
de Nioumachoua.
Ce sont elles que nous allons voir aujourd'hui. En partant du village, il faut compter environ deux heures de marche.
En chemin, on traverse des forêts de girofliers à l'odeur si particulière,
on surprend même un cultivateur sur son âne (et oui, il y a de jolis ânes à Mohéli qui servent à transporter notament les régimes de bananes. On en trouvait avant
à Mayotte, mais ils ont été remplacés par les scooters ! ).
Arrivés près du point d'observation, on fait une halte déjeuner, histoire de prendre des forces pour l'ascension finale. Au menu mabawa et manioc grillés au feu de bois, un régal !
Puis le moment est venu de rejoindre nos amies. Elles se trouvent quelques mètres plus haut, suspendues aux branches d'un arbre.
Les roussettes de Livingston (Pteropus Livinstonii ou N'dema en shimaoré) constituent une espèce très rare ( la
plus rare des chauves-souris) et protégée. Elle est en danger critique d'extinction.
Endémiques aux îles des Comores, on en trouve surtout à Anjouan et à Mohéli, peut-être à Mayotte (mais pas à ma connaissance). Il en resterait
approximativement 900 individus !
Mesurant 30 centimètres pour une envergure pouvant aller jusqu'à 1 mètre 50, ces roussettes, souvent appelées "renard volant" sont gigantesques.Nous n'avons pas eu l'occasion de les voir évoluer en plein ciel, mais le spectacle doit être impressionnant
! Nocturnes et frugivores, elles vivent dans les montagnes, entre 850 et 1 100 mètres d'altitude.
Regardez comme celle-ci est bien enveloppée dans ses ailes. Elle rappelle légèrement le "Dracula" de Coppola, non ?
D'après la légende, la roussette descendrait d'un maki roux trop fainéant pour grimper aux arbres cueillir les fruits les plus hauts. Assis patiemment au pied d'un badamier, il attendait que
lesdits fruits tombent d'eux-mêmes.
Un djinn passant par là attira son attention. Il le héla de manière peu flatteuse, ce qui évidemment déplut au djinn, habitué à plus de cérémonie.
Le lémurien lui narra sa mésaventure, en se plaignant de maux de dos, d'ampoules aux mains et aux pieds, de rhumatismes, et même d'être sensible au vertige. Il en vint ainsi à regretter de ne pas
être un oiseau, car lui au moins, il peut aller où il veut sans problème et sans effort. Il y avait là une grande injustice qu'il fallait réparer.
Il en fit tellement que le djinn, excédé, accéda à sa requête. Il le transforma en un animal étrange, mi-maki, mi oiseau : une chauve-souris.
La roussette était née.
Et en y regardant de plus près, c'est vrai qu'ils ont la même tête. Après, ce ne sont que des racontars tropicaux.
On est resté une bonne demi-heure à les observer, espérant les voir s'envoler, mais non. Au lieu de ça, on s'est fait sauvagement attaquer par les moustiques bien-sûr, mais surtout par des espèces
de vers sangsues particulièrement déterminés. Même à travers le tissu, la sensation de piqûre était relativement désagréable, et on en avait partout. Comme vous pouvez le voir sur la photo, c'est
un tout petit ver avec une énorme ventouse à l'une des ses extrémités, qui se déplace comme une chenille.
De retour au "campement", on a eu droit à une leçon de choses, agrémentée de quelques pensées politiques.
Mais on ne sait toujours pas pourquoi cette roussette s'appelle la roussette de Livingston. D'après nos chers guides, c'est Livingston lui-même qui aurait ramené cette roussette d'Angleterre, par
bateau, car elle lui rappelait son pays natal.
Racontars ou réalité ?
Quoiqu'il en soit, après cette journée bien remplie, nous avons profité d'un magnifique couher de soleil sur la plage de Nioumachoua.
Batman = françois c'est un peu galvaudé...le titre de petit Robin du 976 semble plus judicieux...bref, le maître veut toujours dépasser l'élève mais en tout cas malgré ce superbe reportage: on a
quand même pas vu voler ces "lémuriens volants" et c'est bien dommage...je le regrette en tant que lecteur assidu de ce blog...Pendant ce temps à la Reunion le foot fait rage Nadhoime l’attaquant
mahorais de L'Excelsior (St Joseph) s’élance:“Quand tu frappes fort et que tu réussis à éviter le mur, le gardien ne peut rien faire”, explique ce dernier. Le missile, surpuissant, décroche les
toiles d’araignée de la lucarne du club métropolitain le bretons de QUIMPER (1-0 ; 79e). Une fusée qui envoie les Saint-Joséphois au 8e tour de la Coupe de France!!! (64ièmes de finale)
et ça je ne l'ai pas lu dans ce BLOG soit disant de Mayotte SCANDALEUX...ah c'est joli de parler de la faune et de la flore mais pour le foot il n'y a jamais de place dans les GRANDS MEDIAS...
Commentaire n°2
posté par
bob
le 23/11/2009 à 14h23
J'accepete tous les titres ! Quant au foot, et bien vu le match de l'équipe de France, on ne sait plus si on doit parler de foot ou de hand ! Ceci dit il y a aussi du hand à Mayotte.
Encore désolé de vous décevoir cher ami, mea culpa, que le dieu du foot me pardonne.
et ça je ne l'ai pas lu dans ce BLOG soit disant de Mayotte SCANDALEUX...ah c'est joli de parler de la faune et de la flore mais pour le foot il n'y a jamais de place dans les GRANDS MEDIAS...
Encore désolé de vous décevoir cher ami, mea culpa, que le dieu du foot me pardonne.