Pas tout à fait remis de notre ascension du Karthala, et après une courte nuit, nous atterrissons à Mohéli
(Mwali), la plus petite (290 km2) et la moins peuplée (35 000 habitants) des quatre îles. Sa
capitale est Fomboni, près de l'aéroport.
Quand on atterrit à Mohéli, on a l'impression d'arriver sur un village, tant les habitations qui bordent la piste sont proches.
LN, bravant ses courbatures, a quand-même du mal pour descendre de l'avion. Heureusement que les deux hommes en orange veillent au grain !
La douane passée, et le petit cachet "Kejesépascekesé " contre le paludisme avalé sous l'oeil intransigeant de la douanière qui n'a que faire de notre scepticisme, nous nous
dirigeons vers la "Maison de l'écotourisme", à gauche en sortant de l'aéroport. Là, des écogardes s'occupent de notre court séjour en nous proposant diverses visites et divers
lieux de résidence. Ils s'occupent de téléphoner aux différents villages pour savoir s'il reste de la place. Leur rôle est très important et simplifie grandement les choses, car à Mohéli, tout est
vite plein !
En créant un parc marin en 2002, les Mohéliens ont choisi la voie de l'écotourisme, afin de préserver au mieux la beauté et la nature de leur île. Ce parc marin regroupe 10 villages qui se
sont montés en association. Des écogardes ont été formés et veillent au respect de la législation.
Notre première destination sera le village d'Itsamia, à la pointe sud de l'île (Compter 1 heure de route).
Outre la protection des récifs coralliens et autre, l'association ADSEI (Association pour le Développement Socio-Economique d'Itsamia) luttre pour la
sauvergarde des tortues marines vertes.
Les écogardes proposent d'ailleurs l'observation de pontes de tortues, d'éclosions, ... (Plus en détail dans les prochains articles). Ils travaillent
en collaboration avec Kélonia, l'observatoire des tortues à La Réunion.
Le village d'Itsamia est un village agréable et tranquille. Là aussi, le foot est roi, et les enfants ne s'en privent pas.
L'association met deux bungalows face à la mer à la disposition des touristes, repas compris. L'argent gagné est redistribué aux travailleurs et à leur famille, c'est le principe du
développement durable.
Par manque de place, nous avons logé dans une magnifique maison au milieu du village. Mais avant de profiter de la plage et des tortues, il faut faire le plein d'eau, donc direction le puit, sous
le regard étonné et amusé des hommes.
Oui parce que dans les Comores, les tâches dures sont destinées aux femmes. Les hommes, eux, s'occupent de politique et de diverses choses qui nécessitent la position assise.
Mais bon ça, c'est une autre histoire. Porter un seau d'eau de 15 litres sur la tête n'est pas donné à tout le monde.
C'est vous qui le dites !