... pour un spectacle haut en couleurs, en sons, et en émotions.
Voici venu le temps des fêtes (N'Goma) de villages, de danses, et
de chants traditionnels. Elles ont lieu en général dans toutes les MJC.
Pour l'occasion, nous sommes allés à la MJC de Tsararano,
assister à un spectacle des plus magnifiques.
Danse des esclaves
A Mayotte, comme dans les autres îles des Comores, et comme dans beaucoup de pays africains, la danse et le chant occupent une place primordiale dans la vie de tous les jours. Les gens, toute
génération et tout sexe confondus, chantent et dansent pratiquement tout le temps.
Pas de gêne, c'est naturel, joyeux, vivant, et communicatif !
Chaque chanson dure en moyenne entre 7 et 15 minutes. Elles sont sous forme de question/réponse. Une soliste chante un thème,
et le choeur répond en dansant,
accompagné par des musiciens en transe (les tambours sont de sortie, et
qu'importe si c'est un tambour de machine à laver, il sonne vraiment bien !). On peut être très vite enivré ! Ce qui est génial dans ces fêtes, c'est que le public participe. Il ne reste pas inactif, il n'assiste pas à un
spectacle de l'extérieur. Non, il est dans le spectacle, il intervient, il répond, il agit.
Tout est dans ce mot, la communion.
Parmi les danses traditionnelles, nous avons assisté à la danse des esclaves, au Shakasha, au
Bomo,
au M'Biwi,
M'Biwi
Ces chants et ces danses étaient
entrecoupés de petites pièces de théâtre, un vrai bonheur. On avait l'impression d'être sous l'arbre à palabres avec tout le village, en train d'écouter le vieux conteur.... bien avant l'apparition
de la télévision.
Pour clore cet article, voici quelques extraits de chansons de la soirée.
Attention, leur écoute prolongée peut provoquer un état de transe... voire de bonne humeur.
C'est vous qui le dites !