Ici, pas de secours... ce sont les proches qui amènent leur blessé à l'hôpital ou sous une tente de la Croix
Rouge. Les blessés sont soignés à même le sol, certains ont des trous énormes dans le corps et sont toujours vivants, pendant que d'autres agonisent dans la rue sous les yeux de chacun.
Chaque parti (Maire/Président) rejette la responsabilité sur l'autre et ne tend pas à un dialogue d'apaisement.
L'ambassade envoie des sms de vigilance et nous ordonne de rester enfermé chez soi, les soldats français sont prêts à nous évacuer si ça se dégradait encore.
Les ressortissants étrangers deviennent une cible et tout le monde appréhende la suite. La directrice a très peur pour moi.
Sur ce, je quitte Mada à la fin du mois, je décolle le 28 février pour Mayotte (si je ne suis pas évacuée avant...) et je pense être de retour en Suisse pour les vacances de
Pâques."
On a hâte de voir Florence sur le tarmac de l'aéroport de Mayotte.
C'est vous qui le dites !