... en passant par la réserve forestière des Monts Bénara, le col d'Andilabe, et le GR de Miréréni.
Samedi dernier, nous sommes partis avec Hélène faire une rando-exploration concoctée par MTM, la Malavoune Woman
ou Malavoune Bwéni de Mayotte.
Rendez-vous pris à 9H00, face à l'école primaire du village d'Ongoujou. Le temps est nuageux, lourd, mais MTM est décidée ! Nous la suivons.
On longe d'abord le stade d'Ongoujou (n°1 sur la carte à la fin de l'article),
de là, on aperçoit Mamoudzou, l'îlot
Bouzi, et Petite-Terre.
On emprunte un petit sentier tranquille entre des champs cultivés de manioc, de bananiers, d'ananas d'Ylang-Ylang, (n°2 ) ...
Là, on regarde un peu la carte, car
entre les cultures, les brûlis, et les arbres coupés, la piste est dure à suivre.
Finalement, et après mûre réflexion,
on coupe à travers la brousse, et on se dirige vers des padzas (n° 3 ) pour rejoindre le col d'Andilabe. On rentre dans la réserve forestière des Monts
Bénara. On s'enfonce dans le forêt
primaire humide, (entre n°3 et n°4 )
avec ses lianes
et ses fougères,
pour déboucher un peu plus tard, sur
une clairière. (pointe entre n°3 et n°4 )
Nous avons marché 3 heures à bonne allure, la faim se fait ressentir. On casse la croûte rapidement car l'averse nous tourne autour, et semble se rapprocher.
On admire un peu la vue sur le Mont Choungi, l'îlot Caroni, et la baie d'Hagnoundrou,
et l'on reprend la route en se
frayant un chemin jusqu'au GR de Miréréni, que l'on rejoint quelques minutes plus tard. (n°4 )
Ensuite, c'est l'averse, des trombes d'eau en quelques secondes. On se réfugie d'abord sous un manguier, puis après une seconde mûre réflexion, et trempés, on s'abrite sous des feuilles de
bananiers, beaucoup plus efficaces.
Toujours sur le GR, on suit la côte
avec une vue imprenable sur la baie de Bouéni,
avant de rejoindre le faré
(n°6 ), et de subir une nouvelle averse (mais là, on est bien à l'abri ! ).
On attend que ça passe, et on entame
une descente difficile vers le carrefour de Chiconi. Difficile car on patine sur de la latérite extrêmement glissante, et "faut faire gaffe ! " dixit Hélène.
On croise des zébus et des champs de cannes à sucre,
avant d'arriver ... aux 5 virages de
Sada ! Normalement, on aurait dû atteindre Barakani (où était garé la seconde voiture), mais une légère erreur d'orientation nous a amenés sur la route.
Qu'à cela ne tienne, il est 17 heures, on peut encore marcher un peu. Après les 5 virages, MTM tente le stop et se jette littéralement sur une voiture, conduite par un gentil couple qui accepte de
l'emmener à Barakani, toute crottée qu'elle est.
Pendant ce temps, on s'asseoit sur une rembarde toute neuve, et l'on fait le point sous le grondement de l'orage qui s'annonce. Cette rando a duré 8 heures, et on a
crapahuté pendant 7 heures. On a croisé des tas de makis, des zébus, des moustiques assoiffés en pagaille, on a contemplé des paysages magnifiques, pour finir presque sans une goutte d'eau : un
comble avec tout ce qu'il est tombé !
Bref, on conseille cette rando assez longue plutôt vers juin-juillet-août, prévoir au moins 3 litres d'eau par personne, un bon anti-moustique, une carte, un chombo, et de bonnes chaussures.
MTM revient, on file se désaltérer dans la boutique d'Ongoujou, et on va se coucher.
Demain est un autre jour.
C'est vous qui le dites !