... les moyens de transport de Nosy be à Diégo-Suarez, via Majunga.
Qui a dit que voyager à l'intérieur de Madagascar avec deux gros sac à dos était galère ?
Pas du tout ! Il existe une multitude infinie de moyens de transport, plus ou moins confortables, plus ou moins rapides, mais toujours payants (et oui le stop ne marche pas, les véhicules étant
rarement équipés de frein) .
On commence par la mer avec un petit ferry breton, le Jean-Pierre Calloch, qui relie Nosy-be à Majunga, une fois par semaine.
Port de Hell-Ville
La traversée dure 24 heures, mais c'est vraiment sympa et agréable.
Il y a aussi les boutres et les pirogues, très pratiques pour aller visiter une île.
Port aux boutres de Majunga
Mais il est très difficile de tirer des bords avec une boutre, et la pirogue reste idéale pour obtenir des épaules de déménageurs et tester différentes sortes d'écopes.
Retour sur la terre ferme avec tout d'abord, le magnifique scooter à vitesse et à grandes roues, qui passe partout mais qui crève toujours dans un endroit perdu, peu fréquenté, et dépourvu
d'ombre.
On continue avec les fameux taxis-brousse ou taxi-be. Ils vont du van japonais, à la peugeot 404 bâchée,
en passant par des gros camions 4x4 mercedes. Pour relier Majunga à Diégo-Suarez avec ce van là,
on a mis à peu près 24 heures, 15 contrôles de police, autant d'arrêt-pipi, une réquisition du véhicule pour surcharge, un changement de van, et 3heures de sommeil, pour une distance de 900 kilomètres.
Puis il y a les fameux taxi de Madagascar, les 4L jaunes bidouillées et bricolées à n'en plus finir, mais qui roulent.
On peut aussi prendre des "pousse-pousse", sensation assez étrange, mais très pratique pour circuler en ville.
Enfin, quand il n'y a rien, il reste nos bonnes vieilles jambes. Et à pied, dans les forêts, la brousse, ou les parcs, on fait parfois des rencontres inhabituelles.
Il existe aussi d'autres moyens de locomotions comme la charette à zébus, l'avion, ... mais quoiqu'il arrive, on est sûr de débarquer quelque part, du moment que l'on fait preuve d'une grande
patience,
d'un humour à toute épreuve et d'une bonne condition physique.
On s'est vraiment rendu compte de ce qu'était une piste, une bonne route, et un chemin défoncé sur lequel même le plus téméraire des 4x4 n'ose laisser l'empreinte de ses pneus.
Et comme le faisait remarquer Thomas : "C'est marrant, les zébus empruntent la route, et nous, on roule dans le champ à contre-bas ! "
On a aussi pris de grandes leçons de Mécanique qui relèguent Mac Gyver au rang de petit bricoleur du dimanche.
Bref, on s'est bien amusé avec tous ces moyens de transport qui laissent largement le temps d'admirer des paysages plus magnifiques les uns que les autres, mais ça, c'est une autre
histoire.
C'est vous qui le dites !