Lundi 2 juin 2008
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14:36
... en passant par Choungi.
Histoire de prendre l'air, et de profiter un peu de la fraîcheur ambiante, nous sommes allés, avec Hélène, faire une petite
rando sympa au départ de Chirongui.
Ce n'est pas une rando difficile comme le Bénara, là, on parle juste d'une ballade de 3H30 dans la forêt.
Jazz nous dépose à la poste de Chirongui, lieu du départ, non sans avoir au préalable, et entre deux rires, bien insisté
sur nos têtes de vainqueurs-qui-feraient-mieux- d'aller-se-recoucher.
On se dit qu'au pire, on s'arrêterait au village de Choungi, et on rentrerait en stop. Enfin c'est Hélène qui propose
cette solution de repli.
N'écoutant ni notre conscience, ni notre corps, nous partons sur le sentier. Et là, la fatigue s'en va très vite. On traverse des champs, la réserve forestière de Choungi, des padzas...On gagne
assez vite en altitude (tout est relatif), on s'arrête alors pour contempler la baie de Chirongui avec l'ilôt Caroni.
Puis on rentre dans la forêt sèche ( 1 000 à 1500 mm/an de pluviosité), on repère différents
arbres, dont le natte dont les fruits ressemblent à des cerises vertes, et à des minuscules noix de coco, une fois secs (dixit Hélène);
des tamariniers, du bois noir, des manguiers, des baobabs, des cocotiers, ... On passe sous des chapiteaux de lianes, ... la
jungle.
Avant de tomber sur la route qui mène à Choungi, on trouve aussi une grosse pierre avec un panneau écrit en français indiquant que l'on peut formuler un voeu en déposant au choix, sur cette autel
de fortune, du lait de vache, du riz, du parfum, ou seulement une feuille. Ce don sert pour différents rituels.
A noter quand-même, que c'est le seul endroit sale que nous avons rencontré durant toute notre marche.
Arrivés au village de Choungi, on ne choisira pas le stop pour rentrer, on continue direction le village de
Dapani. On emprunte le sentier du Mont Choungi, profitant de la fraîcheur des sous-bois.
On croise alors des zébus, des hameaux de quelques bangas, des moustiques, des
bananiers, des badamiers aux contreforts caractéristiques, des caféiers (avec leurs cerises),
des haricots géants ( il faut les repérer dans tout ce feuillage) aux très belles graines couleur acajou.
Ces grandes gousses, une fois séchées et traitées, sont parfois vendues comme souvenirs.
Enfin, au détour d'un champ d'Ylang et d'un alambic, on arrive au village de Dapani, sur la route. Là c'est simple, soit on rejoint à pied la plage de Musicale où nous attend Jazz, soit on fait du
stop. A savoir qu'il faut compter au bas mot deux bonnes grosses heures de marche goudronnée pour s'y rendre. Le soleil cogne fort, les filles n'en peuvent plus, ok, va pour le stop !
Et ici, le stop, ça fonctionne plutôt bien. En deux voitures, nous voilà sur la plage de Musicale.
Là, on retrouve Jazz (qui se marre encore). En récompense de notre immense courage, il nous a préparé (grand merci) un petit vulé à base de poulets, viande, et bananes.
C'est d'ailleurs la première fois que l'on goûte des bananes cuites entières (avec la peau) dans le feu.
Bref, on dévore rapidement le tout, et oui la montagne ça creuse, et on finit la journée sur la plage, en attendant la nuit.
C'est quand-même beau Mayotte.
Mardi 6 mai 2008
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07:50
... en partant de Bandrélé.
Après la plage, un peu de montagne ne fait de mal. Alors en avant pour l'ascension du Mont Bénara, le sommet le plus haut de
Mayotte, qui culmine à 660 mètres d'altitude !
Il existe en fait plusieurs façons pour y accéder. Soit on part de Tsararano pour arriver à Bandrélé, soit l'inverse. Nous, nous sommes partis de Bandrélé, et arrivés au sommet, nous
avons fait demi-tour pour revenir sur Bandrélé (vu que la voiture était là-bas).
Il y a deux sommets : le Bénara (le plus haut) et juste à côté, le Bepilipili (643 m), que l'on peut voir derrière Sev et Caro.
On commence donc la rando en traversant des padzas magnifiques (mais terribles pour la végétation),
puis on longe des champs de bananiers, de cocotiers : d'ailleurs après un ultime caprice de Caro qui voulait absolument goûter "l'eau" du
coco, Axel est allé, au péril de sa vie (c'est assez difficile et périlleux de grimper sur un cocotier), lui cueillir une noix toute fraîche, ... que nous avons tous appréciée...,
de manioc, de zébus, ...
avant de s'enfoncer dans la forêt primaire (le moment le plus agréable car c'est assez plat et frais!).
Là, on voit des ficus étrangleurs (espèces parasites qui étouffent l'arbre avant de l'englober totalement).
Enfin, après 3 heures de marche, on arrive au premier sommet : le Bepilipili. Les derniers mètres relèvent plus de l'escalade (il y a
d'ailleurs des chaînes pour s'accrocher), on a abandonné la forêt pour de la roche.
Une courte pause pour admirer la vue, et on repart vers le second sommet que l'on va atteindre une demi-heure plus tard. Le ciel est un peu couvert, mais on arrive quand-même à voir de beaux
paysages (vue de Chirongui avec l'ilôt Caroni).
Là, on s'arrête, on reprend des forces avant de revenir sur nos pas. La descente sera plus rapide et assez physique.
La prochaine fois, peut-être, nous traverserons le Bénara, de Tsararano à Bandrélé !
Cette rando a duré 5 heures (aller-retour), et pour ma part, je dois dire que j'ai encore mal aux mollets et que
j'ai un peu souffert. Caro et Sev l'ont trouvée assez facile (m'ouais!), et d'ailleurs elles sont parties faire le Choungi (594 m) ce matin, pendant que moi, je suis de corvée de poulpe et
de requin à la maison ! Pourtant, j'aurais bien aimé y aller aussi, si si je vous assure, avec des mollets de rechange, ... et 5 litres de café.
Dimanche 2 mars 2008
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17:08
... entre chaleur et moiteur.
Après une visite aux makis de l'écomusée de l'Ylang et de la Vanille,
un baptême de plongée plus que réussi, et une ballade en kayak autour de l'îlot Bandrélé, aujourd'hui, nous sommes partis sur Petite-Terre faire le
tour du cratère du lac Dziani (ancien cratère de volcan très explosif,rempli d'eau très minéralisée).
Après un réveil pluvieux, et une barge assourdissante, nous voici sur le bord du cratère. L'air est très vite irrespirable vue la moiteur, et le soleil cogne fort (prévoir
casquette, anti-moustique, et beaucoup d'eau)
Nous décidons donc
de finir le tour du lac et de remettre l'exploration des plages de Moya (anciens cratères gagnés par la mer) à une autre fois.
Vincent (que les moustiques adorent) s'explique:
Cette région merveilleuse est en effet très mal située pour un métropolitain habitué à des climats plus tempérés. Le paysage est sublime et les heureux accueillants très gentils
et très patients. Pour les prochains visiteurs, veillez à prévoir une piscine gonflable ou un canadaire afin d'assurer un rafraichissement indispensable toute les 20 minutes au moins. Bonne chasse
au canard cher Eric!
Retour à la maison pour un repos bien mérité et un poulet coco !
je vous laisse ,pour finir, avec une belle roussette et un beau caméléon.(oeuvres de Vince)
Dimanche 24 février 2008
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08:16
... pour un jour d'exception.
Sous un soleil d'or, quelques vagues faisaient onduler le lagon, augmentant ainsi la difficulté de l'épreuve.
59 participants étaient au rendez-vous de la Transmusicale, organisée par Laurent (toujours le même prof d'EPS de Bandrélé).
Au programme, course PMT l'après-midi, et concert le soir sur la plage, de quoi passer une très très bonne journée.
Mais voilà, il y a toujours des imprévus.
Après un petit test de natation pour les concurrents (sécurité oblige), ils ont tous revêtu leur bonnet rouge, et direction la
ligne de départ : l'ilôt Bambo, en barque.
Virginie et Séverine étaient prêtes à en découdre, tandis que Cyril et moi maintenions tant bien que mal notre kayak de
sécurité sur un eau un peu plus calme.
Le départ est sonné, les nageurs s'élancent, un peu plus de 2
kms pour rejoindre la ligne d'arrivée: la plage de Musicale. On voit plein de petit bonnets rouges qui s'activent et qui partent dans tous les sens.
Et là, les imprévus arrivent. On en prend plein les yeux avec Cyril, et certains participants se demandent ce qu'il se passe.
Trois magnifiques grands dauphins participent à la course! Ils suivent les nageurs, plongent sous eux, les attendent, bref un festival, et ils vont s'amuser ainsi tout au long de
la course, le temps que le dernier concurrent sorte de l'eau.
Un pur bonheur!
Je n'ai jamais vu de dauphins d'aussi près, et Cyril ne peut s'empêcher de glisser son commentaire favori : "Alors là c'est magnifique, hein! Incroyable! " (Phrase qu'il
aura beaucoup plus de mal à prononcer correctement quelques heures plus tard après quelques verres de rhum)
Du coup, on en oublie presque le filles (oui mais bon des dauphins quand-même!). Après quelques regards à l'horizon, à la manière d'Alerte à Malibu, nous les retrouvons en train de nager
tranquillement vers la plage. Et vous le croirez ou non, mais dans le silence de la course, l'on entendait leur bavardage. Alors on ne pouvait pas vraiment les perdre.
Elles ont quand même fini 10 et 11ième des filles, et 29 et 30ième au classement général, avec un temps de 45 minutes !
Le vainqueur de la course, quant à lui, a mis 29 minutes pour effectuer la traversée au lieu des 35 minutes annoncées. Record à battre.
Bref, nous on n'est pas peu fier de nos nageuses, elles ont bien tenu le coup !
La journée s'est terminée sur une ribambelle de musiciens venus prendre le frais sur Musicale: Daddy Happy, Bob Daiou, Babadi, Diho, Nido,....Une vraie fiesta jusqu'à tard dans la
nuit.
Il y a des jours comme ça...
C'est vous qui le dites !