Jeudi 11 décembre 2008
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14:37
... en kayak.
Mercredi après-midi, avec Cyril,
on a fait les fous. On est parti de la plage de Sakouli, sur les conseils d'Antoine de " Sous le vent ", direction la mangrove d'Hajangua, en kayak, entre deux averses.
Au fond, on aperçoit Petite-Terre.
A l'aller, le lagon était calme, le courant nous portait, une vraie partie de plaisir. On longe le village d'Hamouro, village de pêcheurs,
puis la plage du phare (en fait il y en a deux), et sa mauvaise réputation,
là, Cyril récupère un peu.
Puis on passe la pointe Rassi Domonyombé et on débouche sur une deuxième baie, où se trouve un élevage de poissons et une entreprise d'aquaculture (entre Hamouro et Hajangua). On passe la
pointe Gogorakandza afin d'atteindre la anse d'Hajangua et sa mangrove. On aperçoit aussi la plage d'Iloni (à droite, mais pas visible sur la photo).
Enfin, on entre dans le sanctuaire en remontant la rivière Salim Bé. Et là, c'est magique, voire "onirique" selon Cyril.
La mangrove est calme, on glisse presque sans bruit au milieu des palétuviers et des crabes rouges. Pas de photo, l'émotion sans doute, ou plus de batterie. Mais peu importe, cette mangrove et
d'autres, feront l'objet d'une série d'articles plus détaillés.
Il y a beaucoup de choses à voir et à écouter, car bien que calme et reposant, cet écosystème est très sonore : chants d'oiseaux (dont le martin-pêcheur), bruits d'eau, craquements,
...
On a l'impression d'être tous seuls, isolés du monde, et de remonter une rivière perdue. Un instant, on se sent l'âme aventurière. C'est reposant, revitalisant, et beau. On est hors du temps,
magique !
Mais l'heure avance, on quitte les eaux saumâtres et bienfaitrices de ce petit paradis, pour rejoindre le lagon, son courant contraire, ses vagues, et son vent de face.
Après un retour assez sportif, on s'échoue, épuisés mais comblés, sur la plage de sakouli.
L'aller-retour en kayak aura duré 2h30. Ce n'est pas énorme, on n'est pas totalement fou non plus, mais physiquement, c'est déjà pas mal. J'ai encore mes épaules qui crient vengeance, suite à la
phrase lancée innocemment, ou pas, par Cyril : "On a envoyé là quand-même, ça sent les courbatures ".
Un bon jus frais ananas-mangue-fruit de la passion nous a cependant bien requinqués.
Randonnée aquatique et kayakistique à faire sans hésiter !
A suivre ...
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Publié dans : Rando à Mayotte
Samedi 1 novembre 2008
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07:00
... en passant par la réserve forestière des Monts Bénara, le col d'Andilabe, et le GR de Miréréni.
Samedi dernier, nous sommes partis avec Hélène faire une rando-exploration concoctée par MTM, la Malavoune Woman
ou Malavoune Bwéni de Mayotte.
Rendez-vous pris à 9H00, face à l'école primaire du village d'Ongoujou. Le temps est nuageux, lourd, mais MTM est décidée ! Nous la suivons.
On longe d'abord le stade d'Ongoujou (n°1 sur la carte à la fin de l'article),
de là, on aperçoit Mamoudzou, l'îlot
Bouzi, et Petite-Terre.
On emprunte un petit sentier tranquille entre des champs cultivés de manioc, de bananiers, d'ananas d'Ylang-Ylang, (n°2 ) ...
Là, on regarde un peu la carte, car
entre les cultures, les brûlis, et les arbres coupés, la piste est dure à suivre.
Finalement, et après mûre réflexion,
on coupe à travers la brousse, et on se dirige vers des padzas (n° 3 ) pour rejoindre le col d'Andilabe. On rentre dans la réserve forestière des Monts
Bénara.
On s'enfonce dans le forêt
primaire humide, (entre n°3 et n°4 )
avec ses lianes
et ses fougères,
pour déboucher un peu plus tard, sur
une clairière. (pointe entre n°3 et n°4 )
Nous avons marché 3 heures à bonne allure, la faim se fait ressentir. On casse la croûte rapidement car l'averse nous tourne autour, et semble se rapprocher.
On admire un peu la vue sur le Mont Choungi, l'îlot Caroni, et la baie d'Hagnoundrou,
et l'on reprend la route en se
frayant un chemin jusqu'au GR de Miréréni, que l'on rejoint quelques minutes plus tard. (n°4 )
Ensuite, c'est l'averse, des trombes d'eau en quelques secondes. On se réfugie d'abord sous un manguier, puis après une seconde mûre réflexion, et trempés, on s'abrite sous des feuilles de
bananiers, beaucoup plus efficaces.
Toujours sur le GR, on suit la côte
avec une vue imprenable sur la baie de Bouéni,
avant de rejoindre le faré
(n°6 ), et de subir une nouvelle averse (mais là, on est bien à l'abri ! ).
On attend que ça passe, et on entame
une descente difficile vers le carrefour de Chiconi. Difficile car on patine sur de la latérite extrêmement glissante, et "faut faire gaffe ! " dixit Hélène.
On croise des zébus et des champs de cannes à sucre,
avant d'arriver ... aux 5 virages de
Sada ! Normalement, on aurait dû atteindre Barakani (où était garé la seconde voiture), mais une légère erreur d'orientation nous a amenés sur la route.
Qu'à cela ne tienne, il est 17 heures, on peut encore marcher un peu. Après les 5 virages, MTM tente le stop et se jette littéralement sur une voiture, conduite par un gentil couple qui accepte de
l'emmener à Barakani, toute crottée qu'elle est.
Pendant ce temps, on s'asseoit sur une rembarde toute neuve, et l'on fait le point sous le grondement de l'orage qui s'annonce.
Cette rando a duré 8 heures, et on a
crapahuté pendant 7 heures. On a croisé des tas de makis, des zébus, des moustiques assoiffés en pagaille, on a contemplé des paysages magnifiques, pour finir presque sans une goutte d'eau : un
comble avec tout ce qu'il est tombé !
Bref, on conseille cette rando assez longue plutôt vers juin-juillet-août, prévoir au moins 3 litres d'eau par personne, un bon anti-moustique, une carte, un chombo, et de bonnes chaussures.
MTM revient, on file se désaltérer dans la boutique d'Ongoujou, et on va se coucher.
Demain est un autre jour.
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Publié dans : Rando à Mayotte
Mercredi 18 juin 2008
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/2008
18:37
... au sommet du Dziani-Bolé.
Encore une rando sympa et tranquille, mais cette fois-ci, au nord de l'île : le Dziani-Bolé (472 m
d'altitude).
Le départ est donné devant l'école publique de Dzoumonyé. On peut partir de plus haut en suivant la piste en voiture jusqu'à la retenue collinaire, à condition d'avoir un bon 4X4. Notre clio
n'étant plus très jeune, on a préféré jouer la carte de la sécurité.
Le début est assez facile, on suit la piste tranquillement, on passe devant un grand hôpital en construction, on longe la retenue collinaire, laissant derrière nous quelques rencontres peu
avenantes, nous forçant à regarder où l'on met les pieds (on ne dirait pas comme ça, mais cette scolopendre était énorme !) ;
puis après avoir traversé la rivière Mapouéra, on s'enfonce dans la forêt.
On poursuit entre les bananiers, les cocotiers, les manguiers, pour arriver à un vieil alambic d'Ylang, encore en fonctionnement.
On franchit une deuxième rivière, on passe à travers un champ d'ylang-ylang, tête baissée pour ne pas se prendre les grosses branches très basses. On a d'ailleurs du mal à voir où l'on va.
On retrouve une piste forestière, puis des padzas, avant d'arriver sur la crête que l'on va longer un bon moment.
Vue, un peu cachée par les nuages, sur le Bénara et le Choungi
Pause repas à l'ombre d'un immense manguier, et l'on repart tout droit pour l'ascension du sommet. Ca monte raide sur quelques mètres, mais la vue sur les ilôts Choizil et l'ilôt de
MTsamboro doit se mériter.
Vue sur les ilôts Choizil et sur un bout de l'ilôt Mtsamboro
La fin de la boucle, donc le retour, sur le même versant débute par une descente très rapide qui met nos genoux à rude épreuve (on doit même s'accrocher aux racines par endroit). Ensuite
on retrouve la forêt, les hautes herbes, et les champs livrés aux papillons. Par moment, on a vraiment l'impression d'être des minipouces vu la densité et la taille de la végétation (j'aurais
pu dire aussi vu la densité et la taille de certains moustiques voraces et sanguinaires, mais je ne veux pas vous affoler, non, loin de moi cette idée !).
Cette fin de parcours est assez longue, on s'est même perdu un moment entre les différents sentiers, avant de rattraper la retenue collinaire (aidé par un bacoco souriant en pleine
forme).
En comptant la pause d'une heure, cette rando dure bien 6h à 6h30 à allure tranquille, mais les paysages sont de toute beauté, et le temps assez frais et nuageux nous a bien facilité les choses
!
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Publié dans : Rando à Mayotte
Lundi 2 juin 2008
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/2008
14:36
... en passant par Choungi.
Histoire de prendre l'air, et de profiter un peu de la fraîcheur ambiante, nous sommes allés, avec Hélène, faire une petite
rando sympa au départ de Chirongui.
Ce n'est pas une rando difficile comme le Bénara, là, on parle juste d'une ballade de 3H30 dans la forêt.
Jazz nous dépose à la poste de Chirongui, lieu du départ, non sans avoir au préalable, et entre deux rires, bien insisté
sur nos têtes de vainqueurs-qui-feraient-mieux- d'aller-se-recoucher.
On se dit qu'au pire, on s'arrêterait au village de Choungi, et on rentrerait en stop. Enfin c'est Hélène qui propose
cette solution de repli.
N'écoutant ni notre conscience, ni notre corps, nous partons sur le sentier. Et là, la fatigue s'en va très vite. On traverse des champs, la réserve forestière de Choungi, des padzas...On gagne
assez vite en altitude (tout est relatif), on s'arrête alors pour contempler la baie de Chirongui avec l'ilôt Caroni.
Puis on rentre dans la forêt sèche ( 1 000 à 1500 mm/an de pluviosité), on repère différents
arbres, dont le natte dont les fruits ressemblent à des cerises vertes, et à des minuscules noix de coco, une fois secs (dixit Hélène);
des tamariniers, du bois noir, des manguiers, des baobabs, des cocotiers, ... On passe sous des chapiteaux de lianes, ... la
jungle.
Avant de tomber sur la route qui mène à Choungi, on trouve aussi une grosse pierre avec un panneau écrit en français indiquant que l'on peut formuler un voeu en déposant au choix, sur cette autel
de fortune, du lait de vache, du riz, du parfum, ou seulement une feuille. Ce don sert pour différents rituels.
A noter quand-même, que c'est le seul endroit sale que nous avons rencontré durant toute notre marche.
Arrivés au village de Choungi, on ne choisira pas le stop pour rentrer, on continue direction le village de
Dapani. On emprunte le sentier du Mont Choungi, profitant de la fraîcheur des sous-bois.
On croise alors des zébus, des hameaux de quelques bangas, des moustiques, des
bananiers, des badamiers aux contreforts caractéristiques, des caféiers (avec leurs cerises),
des haricots géants ( il faut les repérer dans tout ce feuillage) aux très belles graines couleur acajou.
Ces grandes gousses, une fois séchées et traitées, sont parfois vendues comme souvenirs.
Enfin, au détour d'un champ d'Ylang et d'un alambic, on arrive au village de Dapani, sur la route. Là c'est simple, soit on rejoint à pied la plage de Musicale où nous attend Jazz, soit on fait du
stop. A savoir qu'il faut compter au bas mot deux bonnes grosses heures de marche goudronnée pour s'y rendre. Le soleil cogne fort, les filles n'en peuvent plus, ok, va pour le stop !
Et ici, le stop, ça fonctionne plutôt bien. En deux voitures, nous voilà sur la plage de Musicale.
Là, on retrouve Jazz (qui se marre encore). En récompense de notre immense courage, il nous a préparé (grand merci) un petit vulé à base de poulets, viande, et bananes.
C'est d'ailleurs la première fois que l'on goûte des bananes cuites entières (avec la peau) dans le feu.
Bref, on dévore rapidement le tout, et oui la montagne ça creuse, et on finit la journée sur la plage, en attendant la nuit.
C'est quand-même beau Mayotte.
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Publié dans : Rando à Mayotte
C'est vous qui le dites !