... à qui profite le crime ?
Une campagne publicitaire à Mayotte sur le thème des produits locaux et de leur consommation.
Le message est sympa, le fond reste hypocrite, et fait sourire certains.
Produit, élévé, cultivé, pêché à Mayotte ! C'est l'île du bonheur !
Ces photos respirent la joie de vivre et la fraîcheur. Et c'est vrai qu'elles sont plutôt bien faites et "sympathiques".
Elles donnent envie d'acheter et de consommer local.
Mais pas de polémique dans cet article. Si j'ai choisi de mettre ces affiches, c'est juste parce que je les trouve réellement
intéressantes et plaisantes à regarder. Elles renferment quelques choses de touchant, et de vrai (même si vous ne croiserez jamais un gars tenant un gros panier
de fruits et légumes, et s'avançant vers vous en souriant).
Pour nous, Mayotte ressemble aussi à ça.
A cette série, il manque celle du pêcheur, déjà publiée en Photo du Lundi, ici.
... même pas mal ! (enfin presque)
Le championnat de rugby de Mayotte a commencé depuis 3 semaines déjà. J'ai loupé le premier match pour cause de vacances surbookées sur une autre île rouge, donc je me devais d'être là pour le second.
A l'affiche, notre équipe Entente Sada-Chiconi (en bleu et noir)
rencontrait celle de M'Tsangamouji (en vert), ce samedi même sur notre terrain.
Par choix tactique de l'entraîneur, j'ai regardé mes collègues marquer des essais les uns après les autres lors de la
première mi-temps. Je n'ai même pas pu couper les citrons, il n'y en avait pas, ce n'est pas la saison.
Ce fut très
instructif, mais l'envie me démangeait de rentrer sur le terrain.
Voeu qui se réalisa justement à la seconde période. Et là, j'ai couru comme un chien fou après un ballon que j'ai rarement touché, j'ai pris quelques pets (mais rien de bien méchant), j'ai beaucoup transpiré, c'est dingue ce que l'on peut transpiré, mais surtout, je me suis éclaté comme un gamin. Un vrai régal que de participer à ce match de rugby pour un débutant comme moi.
J'aime ça et j'en redemande, même si mes muscles manifestent eux aussi pour la retraite (anticipée), et même si mon coeur menace de partir en hibernation à la moindre accélération. " Je garrofe mais c'est pour la rime, je le jure sur la tête de Sim..."
La fin du match a sonné notre première victoire de la saison, sans trop de casse. J'ai joué une mi-temps, 40 minutes, et à l'heure où j'écris ces quelques lignes, je n'ai toujours pas récupéré. Ne
cherchez pas, là il n'y a pas de rime, tout cela pour dire que ce fut intense et exaltant... En tout cas pour moi,
même si je vais mettre trois jours à m'en remettre.
Quelle claque !
Je comprends mieux maintenant Juju qui revenait de ces matchs de rugby avec un sourire jusqu'aux oreilles, ou encore Eric qui s'enflamme encore quand il en parle, et j'envie Iloé de connaître cette chouette sensation à son âge.
Mais revenons au match et à son dé-briefing. Il y avait, dans les gradins, des experts spécialement venus d'Iloni, qui ont analysé mon jeu pendant la rencontre. Et là, le sentiment de planer sur un petit nuage rose se casse vite la figure sur une terre ferme et encore plus rouge que dans mon souvenir.
Les juges et les experts sont sans pitié, surtout ceux en short avec les orteils à l'air (sur la photo il manque Sév, mais elle faisait aussi partie du lot. Je sais c'est pas bô, je balance, mais il faut bien dire ce qui est, c'était la chef de file).
En résumé c'était bien, mais il faut juste que je travaille :
- mon placement,
- ma prise de ballon,
- mes passes,
- mes coups de pieds !
En somme rien quoi ! Une broutille. Qui a dit "public mon amour " ?
Heureusement que mon coach de métropole n'était pas là, et comme il vient en mai, j'aurai le temps de peaufiner tout cela.
Bon je vous laisse, mon nuage rose stationne au-dessus du lagon, je vais larguer les amarres... au moins jusqu'à demain.
... jusqu'à Brasilia.
La canette Hipo a traversé l'océan Indien et l'océan Atlantique, direction la capitale du Brésil : Brasilia, pour rejoindre ses copines dans une des plus grandes collections au monde de canettes de bières.
Merci donc à André pour cette photo impressionnante qui ne ne reflète qu'une partie de sa collection.
Alors ! Où se trouve notre bonne vieille canette de Mayotte ?
On parle de canette car effectivement, depuis peu, la bière Hipo ne se vend plus dans sa bouteille plastique d'origine. Cet emballage ne permettait pas une bonne conservation et altérait le goût.
Donc exit la bouteille plastoc (qui est devenue un collector), et vive la pression et l'aluminium !
P.S: Nous n'envoyons pas de canettes vides, donc inutile de le demander :)
... Pour Dame Tartine et Josie.
Si vous cherchez un petit resto sympa, avec une bonne ambiance et des bons petits plats, alors arrêtez-vous au "Phil à la Pat", juste avant le village d'Iloni et le collège de Dembéni, vous ne le regretterez pas.
Philippe et Patricia proposent un large choix de restauration, allant du boeuf bourguignon aux crêpes salées ou sucrées, en passant par de bonnes petites salades composées.
L'accueil y est plus que chaleureux.
Évidemment, on peut aussi juste s'y arrêter boire un café en terrasse, comme Nans qui est d'ailleurs devenu Le testeur officiel des fondants au chocolat de Patricia. Il y en a, quand même, qui ne sont pas à plaindre et qui savent se placer !
D'ailleurs, en ce qui concerne les desserts, voici la carte des glaces. Vu que la saison chaude arrive à grands pas, ça ne
peut pas faire de mal.
Il manque évidemment les tartes et autres joyeuseries. J'avoue avoir un petit faible pour le Tiramusu. Sev, quant à elle,
supporte très bien le flan au caramel.
Bref, vous l'aurez compris, "Le Phil à la Pat" est un endroit convivial où l'on se sent bien, presque en famille.
Un resto à découvrir ! Si vous passez dans le coin, en rentrant de la plage, d'une rando, ou du marché de Dembéni, n'hésitez pas à vous y arrêter.
C'est toujours dommage de passer à côté des choses simples et sympas. Après, ce n'est qu'un avis personnel...
Message pas du tout subliminal pour Marcel : c'est lui notre prochain resto ! Bon d'accord c'est loin de Cavani, mais il faut parfois s'enfoncer dans la brousse pour dégoter les perles rares, et puis les voyages forment la jeunesse !
Vous aussi, Josie, vous n'y couperez pas.
C'est vous qui le dites !