L'heure et l'appel de Mayotte

à Mayotte, il est l'heure d'écouter le muezzin...  

Rando à Mayotte


Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 20:42
... un écrin perdu dans la brousse.

Allez c'est parti, suivez le guide ! Je vous emmène voir une belle cascade du côté d'Iloni.


Bon, en fait, ce n'est pas moi qui vous emmène, on va plutôt suivre Jacques qui sait exactement où elle se trouve.
Oui, parce que nous, cette cascade, on la cherche depuis des mois, en tournant autour, en demandant poliment à de gentils cultivateurs, en suivant les indications de notre baguette de sourcier, ... On revient toujours bredouille, et presque sec.
Point de baignade rafraîchissante dans la vasque somptueusement décrite, point de saut de l'ange du rocher le plus haut. Point de tout cela, rien que des ronces et des zébus.
On emprunte donc un sentier parmi tant d'autres, bordé de kapok, qui s'enfonce dans la brousse,

avant d'atteindre, un peu plus haut, les fameux padzas,
                                   Oh, ben c'est tout tout sec !

d'où l'on peut apercevoir Petite-Terre.


Après 45 minutes d'une ballade tranquille, on arrive à une rivière, dans laquelle ô miracle, coule encore un mince filet l'eau. Ni une ni deux, on saute à pieds joints dans son lit, émoustillés par l'idée de ce qui nous attend en contre-bas.
Et on n'est pas déçu, la vasque est là, certes basse en cette saison particulièrement sèche, mais très prometteuse.

Sur le côté, un peu cachée, nous découvrons la cascade d'Iloni (il y en aurait en fait 2 ), qui tombe dans une autre vasque plus petite.

Bien-sûr, rien à voir avec les cascades de La Réunion. là, on ne peut pas lutter, mais quand-même ! Le lieu est magnifique, et on est encore en pleine saison sèche !
Je vous donne rendez-vous dans 2 à 3 mois, quand il aura bien plu. Cette cascade aura alors un débit impressionnant !
Mais sera t-elle accessible ?


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Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 23:48
... pour une reprise des randos en douceur.

Histoire de faire faire une pause oxygène à nos cerveaux en ces temps de rentrée des classes, nous avons renoué avec la nature de Mayotte, ce week-end.
Le départ est donné à la pointe du museau de l'Hippocampe, en face de la base nautique d'Hagnoudrou, de l'autre côté de la route.


Comme son nom l'indique, c'est un sentier Padza. On va en croiser beaucoup, au milieu d'une végétation sèche, et parfois brûlée, qui attend patiemment les premières gouttes de la saison des pluies.

Cette petite rando de 3 heures est une boucle de 9 km, sans grosse difficulté, au milieu des champs de manioc, d'ambrevades, d'ananas, de bananiers.
Sous la lune naissante, on contourne un petit pic rocheux, le Boungoundranavi (qui culmine quand-même à 266 mètres !).

Il touche presque la lune !

Le Choungi nous apparaît aussi, vu d'un autre angle, ainsi que toute la beauté de cette île.

On respire, on est à Mayotte, et on ne s'en lasse pas.
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 15:01
... en passant par Ongoujou.

Voici le tracé de cette rando sur la carte.
Le départ est donné au village de Kahani (n°1 à gauche au milieu),
sous les ordres et les conseils de MTM, notre Malavoune Woman.
On laisse le village de Kahani derrière nous, et on récupère la route au niveau de la maternité, on la suit jusqu'à la scierie.
Avant la scierie, on bifurque à doite sur un grand chemin, pour franchir la rivière Coconi, au niveau du gué (n°2). Là, des enfants (filles et garçons) font leur lessive.

On traverse la RN 2 (ligne rouge en zig-zag sur la carte) au niveau du jardin botanique de Coconi, et on monte vers le lotissement SIM. On passe le réservoir, on tourne à gauche pour récupérer la piste de Barakani (n°3).
Ce sentier, relativement facile, chemine à travers une zone agroforestière. On retrouve des plantations de manioc et d'ambrevades (sorte de petits haricots blancs),
des orangers, des citronniers,
des Ylang-Ylangs, des cocotiers, des bosquets de bambous, ...
Puis on longe la réserve forestière de Voundzé (n°4), et l'on suit la piste Akipa pour arriver au stade d'Ongoujou.
On traverse le village et, une fois de plus, la RN2, pour se retrouver au niveau du virage d'Ongoujou. Là des vendeurs vous proposent différents jus (citron, palme,...) et achards dans des bouteilles en plastique.

On emprunte la piste derrière le faré, direction le col d'Ongoujou (d'où l'on peut
apercevoir la baie de Dembéni et celle de Chiconi), avant de pénétrer dans la réserve forestière du massif de Béjamoudou puis dans la réserve forestière de Songoro Mbili. Le mont Combani (repérable avec son antenne) est devant nous, sur la gauche.
Au premier faré, on en profite pour faire le point sur la carte (n°5).

A partir de ce faré, on suit le GR jusqu'à une altitude de 374 mètres. On n'ira pas jusqu'au sommet du mont Combani (477 mètres), inutile.
Sur cette portion, bordée de canneliers,

il y a quelques montées assez raides, mais heureusement courtes.
Le temps clair nous a aussi permis d'apercevoir très nettement les contours de l'île d'Anjouan, elle paraissait vraiment très très proche !
Arrivé à "la pointe" de notre boucle, on laisse le GR sur notre droite, et l'on attaque la descente vers Kahani, au beau milieu des fougères, sur un petit sentier qu'il faut au mieux, sentir du bout des orteils, au pire, imaginer dans sa tête. La pente est raide, on s'accroche aux branches et on suit MTM !
Rapidement, on tombe sur des plantations d'Ylangs (n°6),
et sur un vieil alambic encore en fonctionnement (n°7). On rencontre d'ailleurs un "comptable" assis tranquillement devant un parterre de fleurs d'Ylang.
Les cueilleuses sont dans les champs. Elles apportent leurs récoltes dans des paniers de cocos tressées. Le "comptable" les pèse et note sur son cahier le rendement des quatre cueilleuses, avec la date du jour.
En face de chaque prénom, se trouve le poids des fleurs ramassées en kilo. Il faut 100 kg de fleurs pour obtenir 2 Kg d'essence !

Fin de la rando sous les yeux des makis,

on arrive sur la CCD 1, au niveau du lycée professionnel de Kahani.
On a marché à allure tranquille (le temps de prendre des photos, d'admirer les différentes vues,  ...) pendant 4H30 environ, pour une distance de  14/15 kilomètres,  n'est-ce  pas MTM ?
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 14:35
... à la maison du gouverneur.

Située sur les hauteurs de Mamoudzou ( 400 m ), la maison du gouverneur est un site historique. Construite à la fin du 19ième siècle, elle accueillait des militaires ou des colons malades, en convalescence. Ensuite, elle devint la maison du commandant de l'île, puis la maison du gouverneur, avant d'être abandonnée.
On s'attend à voir une merveille !
Départ du vice-rectorat, on monte jusqu'au journal le 97-6, et on bifurque à droite au panneau "Maison du Gouverneur". On marche le long du GR, d'abord sous la forme d'une bonne route goudronnée,

au milieu de quelques habitations de haut standing.
Sur la droite, on peut voir la zone industrielle de Kawéni, Petite-Terre,

et des padza... On poursuit sur le chemin de la convalescence où le goudron laisse la place à un mélange de terre et de gravier,
serpentant entre les bambous, les canneliers, les badamiers... c'est la réserve forestière de Majimbini (agroforêt).
De là, on peut apercevoir la maison du gouverneur, noyée dans la végétation.
Si si, regardez bien, cette tâche blanche au milieu de la photo !
Après le passage d'un pont, le chemin de la convalescence se transforme en route empierrée, très glissante en cette saison.
Plus que quelques mètres avant d'atteindre la maison, la voilà...
Vaste maison de type créole, rénovée en 2001, et depuis, laissée à l'abandon, à la végétation, et aux graffitis immondes et stupides qui couvrent ses murs,
en attente d'un projet d'utilisation.
Les varangues sont magnifiques, autant devant,

que derrière,

ou sur les côtés.
Sur la droite de la photo ci-dessus, se trouve la "salle de bain" du gouverneur, en plein air,
avec sa baignoire en pierre.

Cette maison devait être splendide avec ses dépendances, son écurie, son potager, et sa cuisine extérieure, avant d'être laissée à l'abandon.
Enfin, on peut toujours se rattraper sur le panorama. De là-haut, on a une belle vue sur Petite-Terre.
Cette balade dure environ 2 heures, à allure tranquille. On a quand-même croisé des sportifs qui faisaient l'aller-retour en courant ! Et pour les moins motivés, vous pouvez faire une bonne distance en voiture, jusqu'à la barrière, mais bon, à vous de voir.
A faire de préférence en saison sèche,  le matin, à l'inverse de nous, car attention aux coups de chaleur, Florence en était toute rouge (pas de photo, déontologie oblige).
Pour ceux qui veulent pousser plus loin, le G.R continue dans la forêt, vers Koungou.
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