Samedi 2 février 2008
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08:30
... pour ma princesse des îles à la peau
sucrée.
Et oui, c'est l'anniversaire de Sev aujourd'hui, elle vient de passer la trentaine. C'est la première fois qu'elle le fête sous une chaleur et un
soleil de plomb.
Alors pour marquer l'occasion, on va s'échapper ce week-end dans un gîte au sud de l'île: le gîte de Dapani. Espérons que la pluie ira voir ailleurs si elle n'a pas des champs à
arroser.
Je vous donne l'adresse du gîte ici, enfin là en-dessous, si vous voulez jeter un coup d'oeil sur le terrible week-end qui nous attend.
http://pagesperso-orange.fr/ambato/liens.htm
Hier soir, on est allé voir un concert sur Mamoudzou. Il y avait Trio,
Diho, et Maalesh. Bref un super concert que j'avais organisé pour les 31 ans de Sev (non je rigole! ).
Je me mettrai d'ici peu des enregistrements de ce concert.
Mais pour le moment, l'heure est à la fête, on s'en va dans le sud, et on a l'impression de partir en vacances.
Bon week-end à tous et profitez-en car nous, on en profite !
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Publié dans : Vie au quotidien
Mercredi 5 décembre 2007
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11:32
... je viendrai mourir dans le tien. (réalité des
immigrants anjouanais et grand comoriens)
Si Mayotte est un petit paradis pour nous, ce n'est pas le cas pour d'autres.
Il a fallu que ce soit ma soeur, de métropole, qui m'informe qu'une vedette d'interception de la gendarmerie française avait coulé "accidentellement" un kwassa-kwassa au large de Mayotte,
entraînant des pertes humaines. Ici, on n'en a pas entendu parler. Rien dans les journaux ou à la radio, par contre tout le monde a su que Roselyne Bachelot était sur l'île ce mardi.
Les Mahorais, Anjouanais, Grands-Comoriens, ne mangent presque plus le poisson d'ici (rumeur ou réalité ?) car ils croient (rumeur ou réalité?) que celui-ci se nourrit des
disparus en mer.
La réalité est que je croise tous les matins des camions 4x4 de la gendarmerie qui partent faire des "reconduites à la frontières" de clandestins (enfants, femmes, viellards,...)
dans certains villages, direction l'aéroport, puis Anjouan ou la Grande-Comore.
Les clandestins "rigolent" et saluent des amis sur le bord de la route. Ils savent qu'ils seront de retour le lendemain ou le surlendemain, moyennant au bas mot 300 euros et parfois leur vie.
La réalité c'est aussi tous ces bidon-villes sur les collines près de Mamoudzou ou d'ailleurs. Ici, les collines on toutes des milliers de paires d'yeux qui scrutent les agents de la
PAF.
C'est ça aussi Mayotte: une île assez sale où les droits de l'homme sont respectés tant que l'homme a du pouvoir et de l'argent.
La réalité c'est aussi des tas de gamins dans les rues, qui fouillent dans les poubelles, les passes droits politiques, les copinages, le tourisme sexuel, la saleté, l'argent....On peut
très vite en faire un enfer et en dire autant de la France!
Nous on aime Mayotte pour sa culture, son mode vie assez "Africain", et sa beauté. Mais il est clair que l'on n'a pas le confort que l'on avait en métropole, et que l'on n'a pas forcément les mêmes
habitudes alimentaires et sociales. Il n'y pas grand chose ici à acheter, et la moindre broutille exportée est très chère. Pas de surconsommation.
On se sent dans un pays étranger et on respecte ses coutumes et ses traditions. On fait notre petit trou en étant à l'écoute de ce qui nous entoure.
Et on a envie de vous faire partager les bons et beaux côtés de l'île, qui disparaîtront peut-être un jour.
Mayotte n'aura jamais une culture française. Beaucoup de métro râlent et dépriment ici car c'est "différent".
Mais chacun sait pourquoi il est venu.
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7
Publié dans : Vie au quotidien
Lundi 19 novembre 2007
1
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15:25
Un chouya de plage, un zeste de plongée, un soupçon de sieste, une bonne dose de
concert, une pincée de brochettes de viandes avec du manioc, quelques bars d'air comprimé, ... Secouez fort et laissez reposer pour un week-end détente.
Bon c'est presque ça. Samedi, nous avons fait de la plongée palme-masque-tuba sur la plage de l'écomusée de la vanille et de l'Ylang (voir le magnifique banga)
avec Cyril, un collègue prof de
musique.
On a retrouvé tata
Yoyo (voir photo)
et d'autres copains
pour un concert gratuitde Mori Kanté au rond point du baobab.Il y avait foule, et c'était vraiment sympa. Bon Mori (oui l'exiguïté de l'île rapproche les peuples!) est passé assez tard, vers minuit, du coup on était bien fatigué.
Et on l'était encore dimanche matin pour notre quatrième séance de plongée. Là aussi, un pur bonheur. On a plongée 50 minutes à 2
0 mètres, et j'ai sauvé Sev d'une mort certaine et effroyable voire épouvantable. Lors du palier de décompression de sécurité à 3 mètres, ma sirène des mers du sud avait de
grosses difficultés à respirer, alors moi, ne sentant plus mon courage et inconscient du danger dans lequel je me glissais, je lui ai donné mon détendeur pour qu'elle puisse respirer plus
facilement. Bon, juste le temps de 3 expirations, après je l'ai récupéré. J'avoue que je suis pas peu fier!
Voilà notre week-end à l'ombre des baobabs. On a aussi travaillé un petit peu et beaucoup dormi.
Sur ce bonne semaine à toutes et à tous.
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Mardi 6 novembre 2007
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/11
/2007
13:21
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6
Publié dans : Vie au quotidien
C'est vous qui le dites !