Mayotte est une très belle île, avec une faune et une flore exceptionnelles, sans parler du lagon.
Et pour qu'elle le reste, il y a des ...
Alors tant pis, je ne pourrai plus jeter mes canettes de bières par la vitre, ni faire boire mes zébus dans les retenues colinaires,
ni laver mon gros et puissant 4x4 qui fuit dans les rivières, ni enlever la boue rouge de mes belles chemises blanches avec la fabuleuse lessive Klim qui "nettoie" tout, même si ça vit encore !
et tout ça, sous le regard vigilant du guêpier malgache !
Tout se perd...
2009, on quitte notre maison d'Iloni à côté de la mosquée, pour une autre maison, ... à Iloni !
Un peu excentrée par rapport au village, mais beaucoup plusgrande, trop grande et trop calme d'ailleurs pour nous deux. Les rires des bwenis, les palabres des monyes, le chant du
muezzin (même si on l'entend un peu) et les cris des enfants nous manqueront sûrement, mais c'est comme ça, de namne iyo ! On ira toujours acheter des boissons fraîches à la boutique.
Du coup, on vit en collocation avec LN, et tout se passe bien
...
Autre point positif : la vue.
Côté lagon et Petite-Terre pour l'ambiance " île perdue dans l'océan ",
Oui, c'est Petite-Terre au fond !
et côté montagne-campagne pour le versant jungle tropicale. Vous pouvez constater que c'est assez
couvert, et que le lagon renvoie plus le gris des nuages que le bleu du ciel, mais voilà, nous sommes en pleine saison des pluies, et puis il y a l'influence de Fanelle, un gros cyclone
tropical intense qui se situe en bas du canal du Mozambique (sud-ouest de Madagascar), et qui remonte un chouia.
En attendant l'hiver et des cieux plus cléments, le hamac sur le terrasse est libre, il est temps de vérifier s'il est bien accroché.
Non, parce qu'on ne sait jamais... Un hamac pour trois pourrait générer quelques tensions.
Un margouillat
noir, dépourvu de queue, grimpe sur le mur, et qu'un autre, beige, s'amuse à faire "craquer toutes les vertèbres de la sienne" en produisant un tac-tac-tac-tac-... caractéristique.
Journée calme. On écoute le son du pilon, et l'on attend la pluie.
Bon d'accord, la
photo n'était pas vraiment terrible, mais on remercie ceux qui ont joué le jeu, et qui ont imaginé des histoires. Ça nous a fait très plaisir de vous lire.
Une personne a trouvé la vraie légende, du bout des doigts, c'est Séverine, qui habite à Mayotte (on n'en restera pas là avec
elle...)
Effectivement, et c'est bientôt la saison en métropole, lors d'une rando, on a rencontré des enfants qui s'éclataient, dans tous les sens du terme, enfaisant des glissades sur un padza, au beau milieu de nulle part.
La piste était raide, et ils se servaient d'un fond de bidon découpé comme luge. A Mayotte, il n'y a pas de neige, mais il y a les padzas, c'est pareil ! Sauf que la latérite amortit bien moins
que la poudreuse,
et parfois, il est difficile de s'arrêter convenablement.
Mais peu importe, on remonte dare-dare, pas besoin de tire-fesses, et on enchaîne les descentes,
sous les rires et les exclamations "iiiistawi" (magnifique, bravo, c'est joli, ...) des copains.
Et y'a pas dire, c'est l'éclate,
du haut de notre padza, nous sommes les maîtres de Mayotte !
C'est vous qui le dites !